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"Nicolas Sarkozy a défendu hier à Saint-Quentin son plan très controversé et a rappelé à l'ordre les grands patrons.


Hier à Saint-Quentin, Nicolas Sarkozy a appelé à la «sagesse et au sang-froid». Photo AFP.

VIDEO - - Depuis que Nicolas Sarkozy a annoncé à Douai le 4 décembre 2008 son plan de relance chiffré à 26 milliards d'euros sous forme d'investissements, le débat fait rage. Cet effort est-il suffisant ? La question se pose d'autant plus que Barack Obama n'a pas hésité, lui, à mettre le paquet pour redynamiser l'économie américaine (787 milliards de dollars).

Sans doute, est-il difficile de comparer la situation des deux pays. Mais le volume et la nature de la relance française nourrissent le débat politique français. Pour l'instant, le gouvernement estime suffisant le dispositif qu'il a adopté et qui a été complété le 18 février par un volet social de 2,6 milliards d'euros à destination des ménages et des catégories défavorisées. « Est-assez ? s'est interrogé hier Nicolas Sarkozy en meeting à Saint-Quentin ajoutant : « Si la situation devait se dégrader, nous ferions davantage. Mais la sagesse, le sang-froid commandent que tout ce qui a été fait donne des résultats. Nous évaluerons avant l'été et réfléchirons à d'autres mesures au vu de la situation. Mon devoir c'est d'être dans le bon tempo. » Une manière de ne pas fermer la porte à de nouveaux « ajustements» si le besoin s'en fait sentir. En attendant, avant le 15 avril sera présenté un plan d'urgence pour les jeunes. Mais pas question pour Sarkozy de changer de politique. Il l'a répété hier soir s'efforçant de démontrer la pertinence de l'action qu'il a engagée pour lutter contre la crise. « Jusqu'à présent nous n'avons commis aucune erreur» a-t-il affirmé. Et pour calmer les impatiences, Patrick Devedjian, ministre chargé de mettre en œuvre le plan de relance, affirme qu'« une centaine de projets ont déjà démarré» sur le millier qui doit voir le jour à travers toute la France.

En revanche, la gauche ne cesse de dénoncer des mesures « insuffisantes» qui négligent l'aspect consommation. Pour elle, le compte n'y est pas. Elle est confortée par Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI, qui prône des « politiques audacieuses» de la part des gouvernements européens, seule condition d'une « possible reprise en 2010 ». « Il faut agir maintenant», a-t-il insisté devant le conseil d'administration de l'Organisation internationale du travail appelant les pouvoirs publics à relancer la demande. Une position balayée par Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, qui appelle à une mise en œuvre rapide des mesures déjà prises estimant qu'il n'était pas « justifié » d'accuser la zone euro de ne pas en faire assez. Quant aux salariés, eux, en descendant massivement dans la rue le 29 janvier et le 19 mars, ils ont montré qu'ils attendaient plus du gouvernement.

Valeo: le parachute du scandale

Hier le débat sur la rémunération des grands patrons a rebondi une fois de plus avec l'annonce du parachute doré (3,2 millions d'euros)que devait percevoir Thierry Morin , le patron de Valeo, alors que l'équipementier automobile a reçu des capitaux publics et supprime des emplois. C'est lui, entre autres, qui était visé par Nicolas Sarkozy hier à Saint-Quentin : «Le parachute doré pour un dirigeant d'une entreprise en difficulté, ce n'est pas honnête.» Le Président a affirmé qu'»il ne doit plus y avoir de bonus», de «parachutes dorés» ou de «stock-options» «dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat» ou qui «met en œuvre un plan social d'ampleur». «Percevoir une grosse rémunération en cas d'échec, ce n'est pas responsable, ce n'est pas honnête», «qu'un dirigeant qui a mis son entreprise en difficulté puisse partir avec un parachute doré ce n'est pas responsable, ce n'est pas honnête», a-t-il lancé. En cas de plan social ou de chômage partiel, «on recourt aux fonds publics. Et il n'est pas honnête de les utiliser à autre chose que le redressement de l'entreprise» ou de les utiliser «pour rémunérer des gens qui ne le méritent pas», a expliqué Nicolas Sarkozy, dans le cadre de son discours sur la moralisation du capitalisme.

Le matin, la majorité à l'Assemblée était montée au créneau avec virulence sur ce thème . C'est un proche du chef de l'Etat, Christian Estrosi, qui est sans doute allé le plus loin en proposant de «limiter à 40.000 euros le salaire mensuel des dirigeants des sociétés cotées en bourse le temps du recours à l'aide publique». «Tout le monde au groupe UMP veut un texte», affirme le vice-président de l'Assemblée Marc Laffineur. Mais à Saint-Quentin, Nicolas Sarkozy n'a pas voulu s'engager dans cette voie. Il n'a pas tranché pour une loi dans l'immédiat. Il a reporté une éventuelle législation à l'automne. Mais celle-ci concernera surtoutla répartition des bénéfices dans l'entreprise. Pas question de s'en prendre donc directement aux patrons qui abusent de rémunérations excessives. Tout au moins pour l'instant." extrait tiré de : http://www.ladepeche.fr/article/2009/03/25/581950-Relance-Nicolas-Sarkozy-defend-son-plan.html

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