Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

10 mai : journée officielle de commémoration de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions

esclavage6.jpgLe chef de l'Etat a déposé une gerbe, ce vendredi matin, au jardin du Luxembourg à Paris pour commérer l'abolition de l'esclavage. Une date qui s’inscrit dans l’histoire. Cela fait partie intégrante de l’histoire de France. C’est la seconde république qui a aboli l’esclavage.


Pourquoi l'esclavage ?

La racialisation conduisit à la colonisation. Il fallait justifier ce phénomène d'inhumanité, le légiférer d'où le fameux  'code noir" expliquand que le noir est inférieur.


La traite des Noirs a été pratiquée par les Européens (Anglais, Français, Hollandais, Portugais etc.) et ensuite par les Américains entre le début du XVIe et la fin du XIXe siècle. Elle a permis au Nouveau Monde et aux économies européennes de se développer rapidement entre le XVI et le XIX.


Le XVIII° siècle  est l’apogée de la traite en France

Car les profits sont énormes. Les navires négriers français se rendent d'abord en Afrique pour y charger leur cargaison de « bois d'ébène », nom inspiré par la couleur des esclaves d'Afrique, qu'ils échangent contre la cargaison de traite : un ensemble de marchandise servant à acheter les esclaves (alcool et tabac, poudre et armes à feu, camelote et pacotilles, étoffes et habits).

Sur place, pour entasser le plus grand nombre d'esclaves dans la cale, il faut construire un entrepont qui servait de « parcs à esclaves », rajouter des gaillards, et, pour augmenter la surface disponible, installer des plates formes (faux pont) sur les côtés. Les navires font ensuite route vers les Antilles pour y revendre leur marchandise humaine.

Au retour, le commerce avec les Antilles permet de réexporter les marchandises issues des îles (sucre, café, cacao, tabac) et d’alimenter l’Europe via ses grands ports (Amsterdam, Rotterdam Hambourg, Londres). Au XVIIIe siècle, le commerce français est florissant grâce à l’essor de ses colonies et de la traite. On estime qu’entre 1676 et 1800 la France aurait déporté aux seules Antilles un million d’esclaves.


Pourquoi le 10 mai

Le 10 mai a été choisi en référence au 10 mai 2001, jour de l'adoption en dernière lecture par le Sénat de la loi reconnaissant la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité (loi n° 2001-434 du 21 mai 2001).


Pour des raisons historiques, dans certaines collectivités d'outre-mer, la date de la commémoration est différente de celle de la métropole :

  • le 27 avril à Mayotte ;
  • le 22 mai en Martinique ;
  • le 27 mai en Guadeloupe ;
  • le 27 mai à Saint-Martin ;
  • le 10 juin en Guyane ;
  • le 9 octobre à Saint-Barthélémy ;
  • le 20 décembre à la Réunion.
  • 23 mai en France ; Cette journée rappelle d'une part celle de l'abolition officielle de l'esclavage en 1848 et, d'autre part, celle de la marche silencieuse du 23 mai 1998 qui a contribué au débat national aboutissant au vote du 21 mai 2001, reconnaissant l'esclavage en tant que crime contre l'humanité.
  • 23 août, "Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition" initiée par l'UNESCO en 1998, rappelle que, dans la nuit du 22 au 23 août 1791, éclata à Saint-Domingue, un soulèvement d'esclaves qui a fortement influencé le processus d'abolition de la traite négrière dans l'ensemble des colonies européennes.
  • le 2 décembre, "Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage" commémore la date anniversaire de l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies, de la convention pour la répression et l'abolition de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui en 1949.

Les impossibles réparations

L’histoire ne peut faire l’objet de transactions, François Hollande répond ainsi notamment au Conseil représentatif des associations noires qui doit  assigner une banque française en justice. Il s'agirait de la Caisse des dépôts et consignations, chargée à l'époque de recueillir l'argent que l'Etat français demandait aux esclaves haïtiens, prix de leur liberté.

 

Mon humble avis

Ce qui a été, a été comme le soulignait justement l’immense penseur Aimé CESAIRE. L’essentiel c’est le souvenir pour que plus jamais… et que cesse toutes les formes d’esclavages encore présentes aujourd’hui, ailleurs dans le monde…

Quelques bons films à voir : Django Unchained, Abraham LINCOLN et le passage du milieu.

 

En savoir plus : www.lesechosdelamemoire.com

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article